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Les casinos français se sont ligués contre les sites étrangers

Depuis lundi, les trois grands groupes de casinos, faisant partie des groupes détenteurs du monopole des jeux en France, se sont retrouvés devant le tribunal correctionnel de Paris pour lancer un procès contre plusieurs sites de casinos online. En effet, les groupes Tranchant, Barrière et Joagroupe accusent depuis peu les sites comme Sportingbet, Unibet ou Bwin d’exercer illégalement leur activité en France.

Le procès vient à point nommé puisqu’il interfère justement avec le projet de loi sur l’ouverture de la concurrence du marché français des jeux en ligne prévu dans quatre mois. Ce projet de loi sera examiné par le sénat à partir du 23 février prochain.

Ces groupes, propriétaires de 197 casinos terrestres, reprochent aux sites de jeux en ligne étrangers l’usurpation de la clientèle française, et de ce fait, d’une concurrence déloyale. Attirés par le concept du jeu en ligne auquel on peut jouer chez soi devant son poste, sans avoir à sortir le soir en costume, les joueurs deviennent de plus en plus nombreux à s’inscrire aux casinos virtuels où les mêmes jeux de hasard que ceux des casinos « en dur » sont retrouvés. L’internaute peut alors, comme dans un  vrai casino, aller sur la machine à sous, puis passer à table de roulette, jouer au poker ou au blackjack, en misant de l’argent réel. Et tout comme dans les vrais casinos, l’ambiance est soutenue lorsque les internautes se mettent à jouer à plusieurs, lors des tournois par exemple. Les gains sont aussi aléatoires et sont récupérés dans l’heure qui suit les résultats. Les transactions financières par le web deviennent de mieux en mieux sécurisées, encourageant le joueur à décliner ses coordonnées bancaires pour les paiements, mise ou réception de gain. Le cybercasino a aussi une avance sur le casino terrestre du fait du coût relativement faible de l’investissement de départ, qui consiste juste à lancer un site interactif.

Les bénéfices du casino en ligne sont donc, par conséquent, plus remarquables. Dans certains pays, lorsqu’il n’y a pas de législation en matière de jeux en ligne, cela signifie que ces jeux d’argent y sont tout simplement interdits. Aux Etats-Unis, les banques gouvernementales bloquent les transactions pour des jeux d’argent en ligne pour empêcher les sites de jeux d’exercer. Mais la réalité est tout autre car ces sites de jeu, installés pour la plupart dans des pays où les jeux en ligne ne sont pas prohibés, ne sont alors pas soumis au contrôle des autorités des pays où ils sont diffusés.

La partie plaignante, dirigée par Georges Tranchant, du groupe du même nom, impute aux sites étrangers le « viol de manière patente et délibérée » de la législation française en se mettant en concurrence avec les casinos terrestres dont la règlementation est très sévère, surtout en matière de fiscalité. Elle évoque l’implantation frauduleuse de ces casinos, profitant du caractère légal de ce genre de jeux d’argent mais ayant pour conséquence de « priver l’Etat de substantielles recettes fiscales ». Les plaideurs ne demandent qu’un euro symbolique pour dommages et intérêts mais sollicitent de la Cour « une interdiction temporaire pendant deux ans pour les contrevenants d’obtenir directement ou indirectement une licence de jeux sur internet », du fait que certains des sites seraient intéressés d’obtenir une licence d’exploitation en France dès l’ouverture prochaine du marché des jeux.

Pour leur défense, les porte-paroles des cybercasinos estiment qu’il n’est pas du ressort d’un tribunal français de porter jugement sur une activité en conformité avec les principes européens mentionnant les jeux d’argent comme faisant partie des services soumis à la concurrence. Déjà, sous l’influence du commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, la Commission européenne a lancé ces dernières années des procédures d’infraction contre des Etats membres de l’Union Européenne pour entraves au principe européen de la libre circulation des services, notamment dans le secteur des jeux. La France faisait alors partie des ces pays. Et le 8 septembre 2009, le Portugal a obtenu de la Cour Européenne de Justice une cessation d’activité de la société d’origine autrichienne Bwin sur son territoire.

En France, les casinos se seraient donc ligués pour donner plus d’impact à leur requête, mais arguent également le bien des consommateurs qui devraient connaitre plus de sécurité, les jeux en ligne ne leur offrant que peu de garanties et leur exposant aux arnaques de la toile.

Ré ouverture du casino de Montreux

Depuis sa réouverture il y a six ans, le casino du groupe barrière de Montreux (Vaud) a attiré plus de trois millions de visiteurs. Devenu leader en Suisse, arrivant en tête des casinos terrestres helvétiques pour l’exercice 2008 avec un chiffre d’affaires de plus de 126 millions de francs (87 millions d’euros) et une croissance de 5,7%, il organise une grande fête, jeudi 19 février, à l’occasion de cet anniversaire.

De l’ouverture à 10h30 jusqu’à la fermeture, animations, buffet et boissons à volonté seront proposés gratuitement dans l’espace de jeux principal, au bar et au restaurant l’Entracte. Les visiteurs bénéficieront de buffets chauds, pâtisseries, eau minérale et vin dans une ambiance festive avec le JPZ Jazz Band et le groupe les Velvet Panthers sur scène. Les deux autres restaurants de l’établissement, le Récital et le Saxo, poursuivront normalement leurs activités. Plus de 4.000 personnes sont attendues selon la direction.

Pourtant, la conjoncture économique mondiale n’est pas à la fête. Même si le casino suisse se dit moins touché que ceux de France, Gilles Meillet, directeur général du casino Barrière de Montreux, déclare toutefois ressentir la crise depuis juillet 2008. « Nous subissons même une stagnation de fréquentation et par conséquent du produit brut des jeux, depuis janvier », a-t-il expliqué au Journal des Casinos. « La majorité de notre clientèle est Suisse, répartie équitablement entre le canton de Vaud et le Valais. Les Français constituent entre 5% et 7% des clients. Les rapports de fréquentation n’ont pas changé. Seulement, le phénomène général agit: les gens consomment moins. Ainsi, les personnes qui venaient trois à quatre fois par mois, par exemple, ne viennent plus que deux à trois fois, d’où cette stagnation en début d’année. »

Sachant qu’en 2009, « la Suisse ne sera pas épargnée », le casino Barrière de Montreux mise, selon son directeur général, sur un maximum de prestations de qualités et d’attention auprès des clients. « Nous mettons aussi en place des options de marketing qui fassent la différence par rapport à la concurrence quelle qu’elle soit, tant des autres casinos, des autres espaces de loisirs, que d’Internet ».

Autre souci d’actualité : le projet de loi sur l’interdiction de fumer, en théorie applicable dans le canton de Vaud à compter de septembre 2009. « Nous avons reçu le projet lundi 16 février 2009. La loi n’est pas encore déposée. Nous avons un certain temps pour émettre des remarques auprès des autorités et voir si des aménagements sont possibles », indique le directeur général.

Des travaux sont d’ores et déjà prévus pour mettre en place des espaces fumeurs. « L’établissement va être agrandi pour inclure des espaces nobles afin que les fumeurs éprouvent toujours du plaisir à venir ». Mais compte-tenu des délais très courts, Gilles Meillet avoue ne pas être en mesure d’affirmer que tout sera prêt en septembre. « J’espère que ce sera possible. En tous cas, ces espaces seront ouverts le plus rapidement possible », a-t-il souligné.

Si l’agrandissement du parking existant n’est plus à l’ordre du jour, le directeur général précise que le casino de Montreux va acheter 46 places supplémentaires sur un parking dont la construction à proximité du bâtiment devrait commencer bientôt. Histoire de faciliter la vie des visiteurs. Le casino ne mise-t-il pas en effet particulièrement sur l’attention à la clientèle ?

journée portes ouvertes dans les casinos Barriere

Journée exceptionnelle, le vendredi 20 mars dans les casinos Barrière. 32 établissements du groupe (Cannes et Sainte-Maxime ne participent pas à l’opération) « ouvrent toutes grandes leurs portes, a indiqué, mardi 3 mars, le groupe dans un communiqué. Le temps d’une journée exceptionnelle, chaque visiteur pourra découvrir les coulisses de son casino, les mythes et les réalités de ce lieu de rêve, de divertissements et de loisirs. »

« Depuis toujours, le monde du casino a véhiculé légendes et stéréotypes » souligne le groupe qui indique que chacun des établissements en France « lèvera le voile pour la première fois sur la réalité de son activité et de ses métiers. Le temps d’un film, les visiteurs pourront découvrir 24 heures de la vie d’un casino et se glisser ainsi dans les coulisses de cet univers si particulier.

A plusieurs reprises dans la journée, le personnel du casino racontera, à travers une conférence ouverte à tous, l’histoire du Groupe, les codes et les règles du métier, pour lutter en toute transparence contre les nombreuses idées reçues qui entourent l’activité des casinos. Blanchiment d’argent, règne de la mafia, clients ruinés : autant de clichés à combattre sans langue de bois pour sécuriser et rassurer la clientèle des casinos et conquérir de nouveaux publics, le tout dans un esprit cher au Groupe Barrière : celui du jeu responsable. »

Au programme également de cette « Journée Découverte » du 20 mars 2008 , une offre exceptionnelle de loisirs : initiation gratuite à tous les jeux de casino grâce à l’accompagnement et aux conseils des coachs des équipes Lucien Barrière, mais aussi des spectacles et de nombreuses animations artistiques autour du thème du cirque.

« Pour accompagner cet esprit de fête, précise enfin le communiqué, les casinos du Groupe Barrière proposent une offre unique de restauration, avec un menu gourmand à prix léger (15 euros) autour de produits nobles, pour le déjeuner ou le dîner ainsi qu’une offre sucrée et salée à découvrir au bar tout au long de la journée. »